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Patrimoine Religieux
Les Fresques
L'architecture religieuse romane a connu un véritable essor en Corse du 11e au 13e siècle. Ce sont de petits édifices très simples qui se sont élevés dans la campagne, quelquefois dans l'espace sacré avec le cimetière communal.
Cet habitat spirituel a particulièrement souffert lui aussi de l'exode rural. Certaines chapelles ne sont plus que ruines et lieux dits.......Elles ont longtemps conservé des trésors artistiques méconnus, nés de la foi, de l'habileté et de la science paysanne : statuaires, peintures sur bois, peintures murales.
Parmi ces trésors, la fresque, l'une des plus anciennes techniques de peinture murale. On recense aujourd'hui en Balagne, dans le Cap Corse, le Boziu et en Castagniccia, pas moins d'une trentaine d'édifices religieux conservant encore des peintures murales à fresques du plus grand intérêt.
Oeuvres maîtresses de l'île, elles sont pour la plupart anonymes mais ont pu être datées entre 1450 et 1520, âge d'or de la fresque en Corse et époque des bouleversements artistiques de la Renaissance Italienne. Elles témoignent d'ailleurs des échanges avec l'Italie et d'une tradition picturale commune.
Les mêmes scènes, inspirées de l'histoire sainte, de la vie des saints, selon les dogmes de l'église chrétienne, sont souvent reprises en des lieux différents. Ces œuvres, destinées à accentuer la réceptivité religieuse, furent aussi un moyen d'apprendre pour les illettrés, une "bible des pauvres". On distingue deux tendances dans le style : l'une aristocratique et savante, l'autre plus naïve et imprégnée de tradition paysanne.
Eglise Saint-Jean-Baptiste
De style néo-classique, c'est la plus vaste église de Corse. Les clochers de la façade ont été rajoutés tardivement. Celui de gauche fut érigé en 1813 par le maître maçon suisse Tomaso Quadri et celui de droite en 1864 par l'architecte bastiais Paul Augustin Viale.
Edifiée de 1636 à 1666, l'église paroissiale de Terra Vecchia se situe en retrait du Vieux-Port qu'elle domine.
Sa haute façade baroque calée entre deux tours-campaniles fait face à la Citadelle et semble la narguer. Sa nef et ses deux collatéraux accueillent un décor précieux où se mêlent marbres rares, jeux d'ors et de stucs, peintures en trompe-l'oeil et pièces d'orfévrerie.
Le curieux Christ (en papier maché!) du maître-autel du 17ème, la somptueuse tribune d'orgues en "nid d'hirondelle" du 18 ème, la magnifique voûte peinte du 19ème contribuent aux richesses de cette église, la plus vaste de Corse.
classée Monument Historique en 1999.
Les peintures de la voûte ont été exécutées en 1870 par deux peintres florentins : Olimpio Bandinelli (grand médaillon central) et Oreste Malfanti (ornements en trompe l'œil).
L'orgue et la tribune d'orgue furent installés en 1742. Le maître menuisier bastiais Giovan Battista Terrigo fut l'auteur de la tribune. L'instrument du 18e siècle (transféré au 19e siècle à l'église Saint Charles) a été remplacé en 1886 par l'orgue actuel, commandé au facteur d'orgues Filippo Tronci de Pistoia.L'instrument actuel est un Jacot-Lavergne installé en 1950.
La chaire de marbre polychrome commandée en 1779 fut sculptée à Gênes et mise en place en 1781. Elle est l'œuvre des sculpteurs génois Gaetano Torre, Gian Andrea Torre et Domenico Orsolino.
Le maître-autel de marbre polychrome, installé en 1694, a été réalisé par Honoré Pellé, grand sculpteur marseillais installé à Gênes, élève de Pierre Puget.
Le tabernacle en argent a été réalisé en 1843 par l'orfèvre Gaetano Macchi, siennois résidant à Bastia.
La superbe statue de marbre de Saint Jean Baptiste qui domine l'autel fut mise en place en 1747.
Le grand crucifix de l'autel ainsi que les stalles de bois proviennent du couvent San Francesco de Bastia (désaffecté sous la Révolution).
A gauche, le trône épiscopal de Monseigneur Francesco Matteo Guasco, natif de Bastia et dernier évêque de Sagone (en résidence à Calvi jusqu'à la Révolution)
Les Chapelles:
-Chapelle des Pêcheurs (saint Pierre et saint André) : tableau attribué au peintre génois Giovanni Raffaele Badaracco (18e siècle).
-Chapelle des Ames du Purgatoire : tableau attribué au peintre génois Domenico Piola (17e siècle).
-Chapelle de la décollation de Saint Jean Baptiste : tableau attribué au peintre florentin Gherardo Hornthorst, dit Gherardo delle notti (17e siècle).
-Chapelle des fonds baptismaux : groupe sculpté en marbre blanc (le Baptême du Christ) du sculpteur Ferdinando Pelliccia, directeur de l'Académie Royale des Beaux Arts de Carrare (1857).
-Chapelle du Rosaire : tableau attribué au peintre génois Domenico Piola (1679).
-Chapelle des Marins (saint Erasme) : un tableau attribué au peintre génois Lorenzo De Ferrari (18e siècle).
Bastia
Cathédrale Sainte-Marie de l'assomption
Ce fut le siège des évêques de Mariana ce qui lui conférait le titre de cathédrale. Edifiée entre 1604 et 1619 à l'emplacement d'un sanctuaire jugé trop petit, cette superbe église présente une façade à trois frontons.
L'intérieur à nef unique bordée de deux collatéraux est richement décoré de stucs, peintures en trompe-l'oeil, stucs et marbres. Grâce à des legs importants (en particulier celui de Mgr Fornari) elle s'enrichit au fil des siècles de nombreuses oeuvres d'art. Le dallage a été refait lors de la visite de l'Impératrice Eugénie de Montijo en 1869. Dans une niche vitrée, superbe Assomption de la Vierge en argent massif ciselée par Gaétano Macchi au 19e.
L'orgue construit par les Frères Serassi est le seul instrument de facture italienne classé monument historique en France.
De remarquables toiles ornent ses chapelles latérales et en particulier une superbe "pala" du 15eme siècle représentant l'Assomption de la Vierge due à Léonoro Aquilani et une belle Crucifixion de Luca Cambiasp (16ème).
Une curiosité, les chapeaux des évêques qui ont siégé en ce lieu sont suspendus aux voûtes du choeur.
Citadelle
Bastia
Eglise Sainte-Croix
Joyau baroque enchâssé dans la citadelle, cet oratoire possède un décor baroque peint, sculpté, stupé et doré.
Les rocailles et les angelots, les courbes et contre-courbes évoquent les chantournements d'un salon Louis XV.
Bâti sur un sol appartenant à la Basilique Saint Jean de Latran, on se trouve donc ici en terre vaticane. Les armoiries pontificales qui timbrent les deux côtés du maître-autel du 18e le rappellent.
Le beau retable évoquant l'Annonciation est au talent de Filiberto. La chapelle du Christ Noir des Miracles est décorée d'un beau plafond à caissons d'époque Renaissance.
Le Christ Noir, dans la niche au dessus de l'autel, a été trouvé en mer par deux pêcheurs d'anchois en 1428.
4, rue de l'Evêché
Citadelle
Bastia
Oratoires
Oratoire de Le Confrerie de L Immaculée-conception
Elevé en 1589, ce sanctuaire cache un décor d'une rare somptuosité derrière sa très sobre façade.
Dorures, marbres, murs couverts de boiseries et de damas de velours écarlate ornent sa nef. La fresque de la voûte, très représentative des voûtes baroques, figure l'Immaculée-Conception, les Apotres et les Evangélistes.
Diverses réunions politiques s'y sont déroulés, notamment les sessions du Parlement Anglo-Corse de 1794 à 1796. A cette occasion, le trône du Roi Georges III d'Angleterre était installé au milieu de la nef.
L'Oratoire a été classé Monument Historique en 1999
Oratoire de la Confrérie de Saint-Roch
Cet oratoire, élevé en 1604, a été décoré par des maîtres ligures (de la région de Gênes), tandis que le florentin Giovanni Bilivert a signé le superbe retable du maître-autel. L'admirable buffet d'orgues en noyer sculpté et doré daté de 1750 renferme un remarquable instrument italien.
Bastia
Eglise Saint-Charles-Borromé
XVII siecle.C'est l'une des rares églises de la Chrétienté qui n'offre pas le droit d'asile : Cette condition fut posée par les Génois pour autoriser sa construction.
Son imposante façade baroque domine une superbe volée de marches.
A l'intérieur, le vaisseau est rendu plus vaste encore par la blancheur de ses murs et de ses pilastres. Seul le superbe retable du maître-autel est richement orné. La toile représentant la Vierge de Lavasina (fêtée le 8 septembre) est enchassée dans une gloire de bois doré à la manière des icônes.
Bastia
Couvent Saint-François
Sa construction remonte à 1521. Laïcisé dès le début de la Révolution Française, ce couvent, le plus vaste et le plus riche de Corse, fut transformé en hôpital militaire.
Il est aujourd'hui désaffecté.Un projet de réhabilitation des lieux est en cours. Le couvent devrait abriter l'Ecole Nationale de Musique et de Danse dans les prochaines années.
Bastia
Eglise San Michele
C'est une église romane de style pisan construite vers 1140, les pierres vert-bleu foncé est une variété de Chloritite à grain compact extraite dans le lit du Bevinco. La pierre blanche est du calcaire de Saint-Florent.
Le site de San Michele a depuis les temps les plus reculés de notre histoire locale revêtu un intêret stratégique, économique et religieux.
La légende dit que l'église de San Michele aurait été construite en un nuit...par les anges.
Aux alentours, il y avait une forêt dans laquelle on aurait, en secret, bâti l'église.A la fin de la construction, les arbres aurait été abattus pour dévoiler l'édifice.
Murato
L'
L'église Saint-Érasme
L'église Saint-Érasme (patron des marins) s'orne d'une façade baroque. Dans la chapelle pisane attenante à l'église se trouvent des fresques du XIVe siècle, inscrites aux Monuments Historiques, représentant Sainte Catherine et un Christ monumental. La marine abrite également la chapelle du cimetière Madona del Carmine.
Brando
Ancien couvent d'Oveglia
Le couvent d'Oveglia date des XVe siècle, XVIe et XVIIe siècles. Il est situé au Nord-ouest de la commune, à 380 m d'altitude à l'est du Monte Castellu.
Le couvent avait été bâti au XVIe siècle sur le site de l'ancien château d'Oveglia édifié au XIIe siècle, ruiné en 1358 par la révolte populaire dirigée par Sambucucciu d'Alandu. Au XVIIIe siècle de 7 à 16 religieux résidaient au couvent.
La chapelle Santa Maria Assunta, propriété de la commune, est inscrite Monument historique par arrêté du 30 janvier 1990, et les ruines de l'ancien couvent classées par arrêté du 25 avril 1990.
L'église du couvent d'Oveglia recèle deux œuvres classées :
-maître-autel, reliquaires, tabernacle, retable, tableaux, clôture de chœur de la fin XVIIe siècle.
-statuette Vierge à l'Enfant en marbre du XVIe siècle.
Cagnano
Église paroissiale San Fruttuosu
L'église paroissiale San Fruttuosu à Ortale, située au quartier Parocchia, avoisine le cimetière communal. S'y trouve un tabernacle en bois taillé, daté du XVIIe siècle, classé Monument historique.
Elle recèle un orgue du début XVIIe siècle restauré en 1972, dont l'acoustique est remarquable.
Eglise et Couvent d'Alesani
Eglise baroque du 18e siécle, bâtiment conventuel.
Piazzali
Eglise de la Canonica
L'église cathédrale polychrome de la Canonica est un édifice roman. Sur le même site, on peut visiter les fouilles romaines de Mariana et un peu plus loin la très ancienne église de San Parteo.
Lucciana
l'église Saint Martin
l'église Saint Martin, édifié sur l'emplacement d'un ancien fortin et d'une chapelle du 13e siècle.
Dans ce sanctuaire à la nef imposante, il faut voir la belle Vierge en marbre ainsi que le superbe tabernacle en marqueterie, datés du 17e siècle.
Dans la nef de la confrérie Sainte Croix, toute proche, la tradition du tressage des Palmes des Rameaux se perpétue depuis le 14e siècle. Les traditions ancestrales de la Semaine Sainte sont toujours très vivaces dans la localité.
San-Martino-Di-Lota
Elle a été construite en 1893 et c'est le premier édifice religieux qui a été consacré à Sainte Devote.
Santa Divota est née en Corse à Querciu, entre Mariana e Lucciana. C'est une belle jeune fille, lorsque un préfét romain débarqua dans l'ile avec la mission de débarrasser le pays des Chrétiens. Devote fut capturée par le Prefet qui lui demanda de bien vouloir sacrifier aux dieux romains. Dévote répondit qu'elle ne pouvait adorer aucune idole car elle avait foi en Jesus Christ. Alors il ordonna sa mort. La scéne du suplice se déroula à l'emplacement même de la basilique de la Canonica.
Dans la nuit, des chrétiens virent détacher le corps de Dévote et le placèrent sur une embarcation ; la tempête se leva, l'embarcation se mit à l'abri à Pietranera, où les marins se reposèrent .
Le vent s'étant calmé, ils reprirent la mer. Une colombe s'approcha du petit navire, et les guida jusqu'au rocher de Monaco. Là vivaient des ermites chrétiens qui recueillirent le corps et lui donnèrent une sépulture. Voilà pourquoi Santa Divota est la patronne également de la Principauté de Monaco.
En 1893 une église fut construite à Pietranera au lieu même où sa dépouille fit escale.
Le 27 janvier, Pietranera, dont elle est la patronne, l'honore par la célébration d'une messe et d'une procession à travers le village.
Elle est aussi vénérée à Lucciana, Borgo, en de nombreux endroits en Corse et bien sur dans la Principauté de Monaco.
San-Martino-Di-Lota
L'église St Clément
Sobre et cependant baroque, l'église Saint Clément offre ses siècles d'histoire aux visiteurs attentifs. Depuis sa construction -vers 1500 - elle en a vu des choses derrière ses murs de pierres. Les différentes générations l'ont enrichie: son tabernacle en marbre date du XVIème siècle et ses confessionnaux du XVIIIème. Les tableaux sont du XVIIème jusqu'au XIXème siècle. Les orgues ont été construites en 1845 (elles vont fonctionner 110 ans). Le clocher date de 1890. Jusqu'en 1812, les morts sont inhumés dans l'église. A partir de cette année là on utilisera le cimetière. A l'entrée gauche de celui-ci, observez une pierre scellée dans le mur: Hodie nobis; Cras Vobis, ce qui veut dire: " aujourd'hui c'est à nous ; demain ce sera à vous ". Sur la place de l'église découvrez aussi l'ancien presbytère et l'ancien bâtiment de la confrérie. Ce dernier, grâce à l'action de Petra Viva, a été transformé, en 1978, en salle des fêtes.
Pietracorbara
Église Piévane Santa Ghjulia
Après le Concile de Trente, vers 1575, l'église Santa Ghjulia fut reconstruite dans le style classique, sur un sanctuaire préroman. Elle contient un autel en marbre polychrome datant de 1694, une toile du XVIe siècle représentant Sainte Julie crucifiée, ainsi que des statues anciennes. L'église fut transformée quasi-entièrement en 1854 et 1872, et, en 1893, il lui fut adossé un clocher au sommet ogival.
Aujourd'hui, les murs de cette église paroissiale sont peints d'un badigeon rose, elle est couverte de teghjie de lauze, et présente une façade tripartite décrite comme suit : deux pilastres jaunes la soulignent et soutiennent un entablement surmonté d'un fronton. L'église Santa Ghjulia est inscrite aux Monuments Historiques.
Nonza
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